Accord 05 sur 9 · Alimentation et santé

Ali­men­ta­tion et agriculture

La Suisse applique désormais les règles alimentaires, vétérinaires et phytosanitaires de l'UE, végétaux et pesticides compris, et accède au système d'alerte européen.

Mis à jour le Source principale Fiche Agriculture et aliments

L'essentiel en 30 secondes

Ce qui change

Bénéfices pour la Suisse

Contraintes pour la Suisse

Au quotidienUn maraîcher qui attend un produit contre un nouveau ravageur dépendra d'une évaluation européenne commune, faite par un groupe de pays voisins (la « zone Centre »). La Suisse peut encore refuser un produit, et les émoluments de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) augmenteront.Certain Message du Conseil fédéral·p. 923 Message du Conseil fédéral·p. 924

Ce que le paquet coûte à la Suisse

Tous les coûts du paquet

L'essentiel du paquet

  1. Reprise dynamique du droit de l'UE

    Dans les accords du marché intérieur, la Suisse s'engage à reprendre « aussi rapidement que possible » les évolutions futures du droit de l'UE qui entrent dans leur champ.

    La reprise dynamique, étape par étape : Reprise dynamique du droit de l'UE
  2. La Suisse ne vote pas ce droit

    La Suisse n'est pas membre de l'UE : elle n'a ni siège ni voix au Conseil de l'UE, ni députés au Parlement européen, ni commissaire.

    Qui adopte les règles reprises ? : La Suisse ne vote pas ce droit
  3. Litiges : comité mixte, tribunal arbitral, CJUE

    Un différend est d'abord discuté au comité mixte ; sans solution après trois mois, chaque partie peut saisir un tribunal arbitral paritaire, où la Suisse et l'UE nomment chacune un arbitre.

    Le règlement des différends : Litiges : comité mixte, tribunal arbitral, CJUE

Les autres points clés du paquet

Le détail

7 rubriques · sources page par page

Le texte

L'accord agricole de 1999 est coupé en deux. Le protocole sur la sécurité des aliments fait partie du marché intérieur ; le volet agricole n'en fait pas partie.

Un espace commun de sécurité des aliments

Un nou­veau pro­to­cole couvre toute la chaîne ali­men­taire : pro­duc­tion, trans­for­ma­tion, vente, ali­ments pour ani­maux, santé et bien-être des ani­maux, santé des vé­gé­taux, pes­ti­cides, éti­que­tage, contrôles1. Deux do­maines entrent dans l'ac­cord : les den­rées d'ori­gine non ani­male, comme le « cho­co­lat au lait aux noix » cité par le Conseil fé­dé­ral, et l'ho­mo­lo­ga­tion des pes­ti­cides2.

En échange, l'UE ne consi­dère plus la Suisse comme un pays tiers dans ce do­maine3. Les règles eu­ro­péennes in­té­grées s'ap­pliquent di­rec­te­ment en Suisse4.

Les règles tech­niques de la Com­mis­sion, com­pa­rables à des or­don­nances, s'ap­pliquent même pro­vi­soi­re­ment, avant la dé­ci­sion for­melle du comité mixte, l'or­gane commun Suisse-UE. Le but est d'avoir les mêmes règles en tout temps, par exemple pour un rappel de pro­duit ou une épi­zoo­tie5.

Reprise du droit, litiges et com­pen­sa­tion

Le pro­to­cole passe à la  : la Suisse suit l'évo­lu­tion du droit ali­men­taire de l'UE, selon ses pro­cé­dures6. D'em­blée, le paquet re­prend 94 actes lé­gis­la­tifs de l'UE, tous ac­cords confon­dus7. Ces règles sont adop­tées par les ins­ti­tu­tions de l'UE, où la Suisse ne vote pas : ni siège au Conseil de l'UE, ni dé­pu­tés eu­ro­péens. Ses ex­perts sont consul­tés en amont8.

Si la Suisse refuse une re­prise, le désac­cord va d'abord au comité mixte, puis à un tri­bu­nal ar­bi­tral9. Si elle ne res­pecte pas la dé­ci­sion, l'UE peut prendre des me­sures de com­pen­sa­tion. Ce sont des sus­pen­sions par­tielles d'avan­tages, dans ce pro­to­cole, un autre accord du marché in­té­rieur ou l'ac­cord agri­cole. Elles doivent être pro­por­tion­nées, sous le contrôle du tri­bu­nal ar­bi­tral10.

Le volet agri­cole est mieux pro­té­gé. Une com­pen­sa­tion ne peut y viser l'agri­cul­ture qu'après une vio­la­tion de l'ac­cord agri­cole lui-même, pro­to­cole com­pris. Un litige sur un autre accord ne peut pas le tou­cher11.

Les exceptions

La Suisse n'a pas à reprendre le droit européen dans ces domaines12 :

  • OGM, y compris les nouvelles techniques génomiques. Seules conditions : accepter des traces fortuites sous 0,9 % et les aliments pour animaux issus d'OGM autorisés dans l'UE13 ;
  • animaux : détention des animaux de rente, transport sur le territoire suisse et interdiction du transit routier du bétail d'abattage14 ;
  • étiquettes suisses sur les produits importés : œufs et lapins d'élevage en cage, gavage, méthodes douloureuses sans anesthésie, ainsi que l'interdiction des fourrures obtenues de manière cruelle15 ;
  • bœuf aux hormones, toléré sous cinq conditions16.

L'in­di­ca­tion du pays de pro­duc­tion reste obli­ga­toire ; pour les pro­duits de l'UE, « UE » suf­fi­ra17.

Contrôles et règles directement applicables

Les trans­ports in­ter­na­tio­naux d'ani­maux et la mise à mort des ani­maux re­lèvent dé­sor­mais di­rec­te­ment des rè­gle­ments eu­ro­péens18. La Com­mis­sion dis­pose envers la Suisse des mêmes com­pé­tences d'au­dit qu'en­vers un État membre ; les contrôles dans les fermes res­tent faits par les can­tons19. L'abat­tage sans étour­dis­se­ment reste in­ter­dit et les al­lè­ge­ments pour les pe­tites quan­ti­tés sont main­te­nus20.

Le volet agricole : un nouveau règlement des différends

Dans le volet agri­cole, la nou­veau­té est le rè­gle­ment des dif­fé­rends. Un litige va d'abord au comité mixte de l'agri­cul­ture, puis, sans so­lu­tion en trois mois, devant un tri­bu­nal ar­bi­tral, sans la Cour de jus­tice de l'UE. Les droits de douane et les contin­gents sont exclus de cet ar­bi­trage21. Les an­nexes sur les droits de douane, le fro­mage, le vin, le bio, les fruits et lé­gumes et les AOP-IGP res­tent hors re­prise dy­na­mique22.

  1. 1Protocole sécurité des aliments, art. 2p. 2 
  2. 2Message du Conseil fédéralp. 829 
  3. 3Protocole sécurité des aliments, art. 6p. 4 
  4. 4Protocole sécurité des aliments, art. 13p. 10 
  5. 5Protocole sécurité des aliments, art. 15p. 11 Message du Conseil fédéralp. 835 
  6. 6Protocole sécurité des aliments, art. 13p. 10 
  7. 7Fiche Institutionsp. 3 
  8. 8Message du Conseil fédéral, ch. 2.1.6.2.1p. 93 
  9. 9Protocole sécurité des aliments, art. 20p. 13 
  10. 10Protocole sécurité des aliments, art. 21p. 14 
  11. 11Agriculture : amendement, art. 7 terp. 4 Fiche Institutionsp. 7 
  12. 12Protocole sécurité des aliments, art. 7p. 4 
  13. 13Message du Conseil fédéralp. 859 
  14. 14Protocole sécurité des aliments, art. 7 par. 1 let. bp. 4 
  15. 15Protocole sécurité des aliments, art. 7 par. 1 let. bp. 5 
  16. 16Protocole sécurité des aliments, art. 7 par. 1 let. cp. 5 
  17. 17Protocole sécurité des aliments, annexe I ch. 49p. 41 
  18. 18Message du Conseil fédéralp. 844 
  19. 19Message du Conseil fédéralp. 839 Message du Conseil fédéralp. 840 
  20. 20Message du Conseil fédéralp. 845 Message du Conseil fédéralp. 856 
  21. 21Agriculture : amendement, art. 7 bisp. 4 Message du Conseil fédéralp. 553 
  22. 22Fiche Agriculture et alimentsp. 2 Message du Conseil fédéralp. 555 

Avant / après

SujetAujourd'huiAvec le paquet
Reprise du droit vétérinaire, phytosanitaire et des aliments pour animaux
Règles suisses équivalentes
Reprise dynamique, règles européennes directement applicables
Denrées d'origine non animale
Hors accord
Dans l'espace commun
Alertes sur les aliments dangereux
Pas d'accès complet au RASFF
Membre à part entière
Homologation des pesticides
Procédure suisse alignée
Système européen par zones, droit de refus suisse
Nouveaux aliments
Autorisation de l'OSAV ; celles de la Commission sont déjà reconnues
Autorisation de la Commission uniquement
Additifs
Liste suisse alignée avec retard
Même liste, même calendrier que l'UE
Liste suisse d'arômes interdits
Existe
Supprimée
Bœuf aux hormones importé
Autorisé, avec déclaration
Autorisé seulement pour la vente au détail en Suisse, avec traçabilité
Pépinières qui délivrent des passeports phytosanitaires
Contrôles selon la pratique suisse
Au moins un contrôle par an
Litige dans le volet agricole
Comité mixte seulement
Comité mixte, puis tribunal arbitral sans la CJUE

Sources du tableau :1.

  1. 1Message du Conseil fédéralp. 824 Message du Conseil fédéralp. 829 Message du Conseil fédéralp. 862 Message du Conseil fédéralp. 923 Message du Conseil fédéralp. 859 Message du Conseil fédéralp. 860 Protocole sécurité des aliments, art. 7p. 5 Message du Conseil fédéralp. 928 Agriculture : amendement, art. 7 bisp. 4 

Au quotidien

Niveau de certitude :CertainProbableDépend de la mise en œuvre
  • Un boulanger de Sai­gne­lé­gier et ses additifs

    Il pourra utiliser exactement les additifs autorisés dans l'UE, dans les mêmes quantités et au même moment : le décalage de la liste suisse disparaît. La liste suisse des arômes interdits est supprimée ; seuls comptent les arômes de la liste européenne1.

    Certain
  • Un éleveur lucernois qui exporte des porcelets

    Pour un transport vers l'Allemagne, le règlement européen sur la protection des animaux pendant le transport s'appliquera directement. Les règles suisses correspondantes deviennent obsolètes2.

    Certain
  • Un maraîcher de Payerne face à un nouveau ravageur

    Selon le Conseil fédéral, il pourra « accéder plus rapidement à des produits modernes et efficaces » grâce au système d'autorisation européen. La Suisse pourra refuser un produit qui menace ses eaux souterraines. En contrepartie, les émoluments de l'OSAV devront augmenter3.

    Dépend de la mise en œuvre
  • Un consom­ma­teur genevois et un produit rappelé

    Si un aliment dangereux est signalé dans l'UE, les autorités suisses reçoivent l'alerte en même temps que celles des États membres. En 2013, la Suisse avait appris l'affaire des lasagnes au cheval par les médias. L'information du public reste du ressort de l'OSAV et des cantons4.

    Certain
  • Un boucher de Lugano et le bœuf aux hormones

    Le bœuf d'outre-mer traité aux hormones qu'il vend devra désormais entrer par un poste frontalier suisse, être tracé et n'être vendu qu'au détail, avec étiquetage. La Suisse fera chaque année rapport à la Commission. La formule « vente directe aux consommateurs par les commerces de détail » semble exclure l'usage en restaurant ; l'OSAV ne l'a pas confirmé5.

    Probable
  • Un pé­pi­nié­riste thurgovien

    S'il délivre des passeports phytosanitaires, il sera contrôlé au moins une fois par an, deux fois en cas d'organisme de quarantaine prioritaire. Une partie des coûts peut lui être facturée. Selon le Conseil fédéral, la plupart des exploitations agricoles ne verront pas plus de contrôles6.

    Probable
  1. 1Message du Conseil fédéralp. 860 
  2. 2Message du Conseil fédéralp. 844 Message du Conseil fédéralp. 846 
  3. 3FAQ officiellep. 30 Message du Conseil fédéralp. 923 Message du Conseil fédéralp. 924 
  4. 4Fiche Agriculture et alimentsp. 3 Message du Conseil fédéralp. 862 
  5. 5Protocole sécurité des aliments, art. 7 par. 1 let. cp. 5 
  6. 6Message du Conseil fédéralp. 928 Message du Conseil fédéralp. 932 FAQ officiellep. 31 

Ce qui touche au fonc­tion­ne­ment suisse

Démocratie directe

Le Conseil fédéral soumet le protocole au référendum facultatif1. Pour chaque nouvelle règle européenne, la Suisse dispose de deux ans pour ses procédures, plus un an en cas de référendum2. Mais les règles techniques de la Commission s'appliquent avant la décision formelle3.

Sou­ve­rai­ne­té

La Suisse ne vote pas les règles qu'elle reprend ; un refus passe par le comité mixte et l'arbitrage avant toute mesure de compensation4.

Cantons

Les chimistes et vétérinaires cantonaux restent chargés des contrôles. Leurs décisions se fonderont parfois directement sur le droit européen, par exemple pour la mise à mort des animaux5. Les cantons auront environ 1 million de francs par an de travail en plus pour la santé des végétaux ; d'autres coûts sont « impossibles à estimer » pour l'heure6.

Politique commerciale

Les règles sanitaires suisses d'importation suivront celles de l'UE, comme c'est déjà le cas pour les produits animaux7. Le paquet ne crée pas d'union douanière : la Suisse reste libre de conclure des accords de libre-échange, comme celui de l'AELE avec le Mercosur8.

Coûts

La sécurité des aliments coûtera 10,5 à 12,3 millions de francs par an à la Confédération de 2028 à 2032, avec jusqu'à 24 postes9. La contribution annuelle à l'EFSA et aux systèmes d'information de l'UE est estimée à environ 8,6 millions de francs, à titre indicatif10. Pour tout le paquet, les dépenses supplémentaires de la Confédération sont « de l'ordre de 1,4 milliard de francs par an », atteintes en 203511.
  1. 1Arrêté fédéral sécurité des aliments, art. 3p. 1 Message du Conseil fédéralp. 959 
  2. 2Protocole sécurité des aliments, art. 14p. 11 
  3. 3Protocole sécurité des aliments, art. 15p. 11 
  4. 4Message du Conseil fédéral, ch. 2.1.6.2.1p. 93 Protocole sécurité des aliments, art. 20-21p. 13 
  5. 5Message du Conseil fédéralp. 845 
  6. 6Message du Conseil fédéralp. 931 Message du Conseil fédéralp. 953 
  7. 7Message du Conseil fédéralp. 939 Message du Conseil fédéralp. 958 
  8. 8Message du Conseil fédéralp. 1005 
  9. 9Message du Conseil fédéralp. 1001 Message du Conseil fédéralp. 1003 
  10. 10Message du Conseil fédéralp. 956 
  11. 11Message du Conseil fédéral, ch. 3.1.1p. 999 

Pour et contre

Chaque position est attribuée à qui la porte et reliée aux textes. Les deux colonnes ont le même poids.

Arguments des partisans

  • Conseil fédéral

    meilleure protection des consommateurs, accès facilité au marché européen, standards suisses préservés, politique agricole intacte1.

  • CdC et 15 cantons

    saluent l'extension aux denrées végétales, l'accès à l'EFSA et le système commun d'autorisation des pesticides ; aucun canton ne rejette le protocole2.

  • Le Centre, PLR, Verts, PVL, PS

    favorables au protocole3.

  • Association des communes, Union des villes, SAB, economiesuisse, Union patronale, Association suisse des banquiers

    favorables4.

  • FRC

    favorable avec réserves ; elle salue l'accès à l'EFSA et au RASFF et le maintien des exceptions suisses5.

  • Fromarte, Association des petits paysans, Association suisse des AOP-IGP

    soutiennent le volet agricole6.

Arguments des opposants

  • UDC

    rejette le protocole et le volet agricole, au nom de la souveraineté et de la sécurité alimentaire7. Au Conseil des États, Hannes Germann (UDC) a déclaré : « Wir haben keinen eigenen politischen Spielraum mehr » (« Nous n'avons plus de marge de manœuvre politique propre »)8.

  • Union suisse des paysans (USP)

    sans position claire en consultation ; elle craint une perte de souveraineté, critique les coûts et la hausse des contrôles phytosanitaires9. Elle demande un vote du peuple et des cantons10.

  • USAM

    rejette le protocole et s'oppose à la mention « UE » à la place du pays de production11.

  • Schwytz, Obwald, Thurgovie, Nidwald

    réserves sur la reprise dynamique, crainte que les PME s'y perdent ou d'un « nivellement par le bas »12.

  • Réserves exprimées par des partisans :

  • PS

    critique l'exception sur le bœuf aux hormones13.

  • FRC

    craint des règles « peu favorables aux consommateurs sans réelle marge d'adaptation »14.

  1. 1Fiche Agriculture et alimentsp. 2 Message du Conseil fédéralp. 957 
  2. 2Message du Conseil fédéralp. 826 
  3. 3Message du Conseil fédéralp. 827 
  4. 4Message du Conseil fédéralp. 827 
  5. 5FRC, 31.10.2025 Source 
  6. 6Résultats de la consultationp. 64 
  7. 7Message du Conseil fédéralp. 550 Message du Conseil fédéralp. 827 
  8. 8foodaktuell, 01.10.2026 Source 
  9. 9Résultats de la consultationp. 64 Message du Conseil fédéralp. 827 
  10. 10BauernZeitung, consulté le 14.10.2026 Source 
  11. 11Message du Conseil fédéralp. 827 Résultats de la consultationp. 93 
  12. 12Message du Conseil fédéralp. 827 
  13. 13Résultats de la consultationp. 90 
  14. 14FRC, 31.10.2025 Source 

Points incertains

  1. Bœuf aux hormones en restaurant : le texte semble l'exclure, sans confirmation officielle Protocole sécurité des aliments·art. 7 par. 1 let. c·p. 5.
  2. Mention « UE » au lieu du pays précis : son effet concret pour le consommateur n'est pas établi Protocole sécurité des aliments·annexe I ch. 49·p. 41.
  3. Origine des ingrédients et Swissness : le Message ne dit pas comment les règles européennes sur l'ingrédient principal s'articulent avec les règles suisses de provenance.
  4. Évolution future du droit européen : un assouplissement sur les nouvelles techniques génomiques resterait sans effet en Suisse. D'autres changements (hygiène, étiquetage, pesticides) seront à reprendre ou à refuser, avec le risque d'un arbitrage puis de mesures de compensation Message du Conseil fédéral·p. 859 Message du Conseil fédéral·p. 836.
  5. Produits du Mercosur réexpédiés depuis l'UE : sans union douanière, ils devraient payer les droits suisses ; les règles d'origine n'ont pas été analysées dans les sources officielles.
  6. Coûts cantonaux : en partie impossibles à estimer Message du Conseil fédéral·p. 953.

Sources

Documents officiels de ce thème, dans leur version français quand elle existe.

  1. Fiche Agriculture et alimentsFiche d'information : Accord agricole et sécurité des aliments13 mars 2026 · PDF, 3 pages
  2. Message du Conseil fédéralMessage sur le paquet «stabilisation et développement des relations Suisse-UE (Bilatérales III)»13 mars 2026 · PDF, 1087 pages
  3. FAQ officielleCatalogue de questions FAQ13 mars 2026 · PDF, 43 pages
  4. Résultats de la consultationRapport sur les résultats de la consultation13 mars 2026 · PDF, 129 pages
  5. Agriculture : amendementProtocole d'amendement de l'accord entre la Confédération suisse et la Communauté européenne relatif aux échanges de produits agricoles13 mars 2026 · PDF, 22 pages
  6. Protocole sécurité des alimentsProtocole à l'accord entre la Confédération suisse et la Communauté européenne relatif aux échanges de produits agricoles établissant un espace commun de sécurité des aliments13 mars 2026 · PDF, 67 pages
  7. Arrêté fédéral sécurité des alimentsArrêté fédéral développement sécurité des aliments13 mars 2026 · PDF, 61 pages
  8. Liste des actes UE reprisAperçu des actes législatifs de l'UE du paquet Suisse-UE13 mars 2026 · PDF, 19 pages

Questions fréquentes

Les additifs autorisés vont-ils changer ?

Oui. La Suisse appliquera exactement la liste européenne des additifs, avec le même calendrier : le décalage de la liste suisse disparaît. La liste suisse des arômes interdits est supprimée Message du Conseil fédéral·p. 860.

Approfondir avec l'assistant
Comment un pesticide sera-t-il autorisé ?

La demande sera évaluée en commun par un groupe de pays voisins, la « zone Centre », que la Suisse rejoint. La Suisse peut encore refuser un produit, par exemple pour protéger ses eaux souterraines. Les émoluments de l'OSAV augmenteront Message du Conseil fédéral·p. 923 Message du Conseil fédéral·p. 924.

Approfondir avec l'assistant
Qui autorisera les nouveaux aliments ?

La Commission européenne uniquement. Aujourd'hui, l'OSAV délivre ses propres autorisations et reconnaît déjà celles de la Commission Message du Conseil fédéral·p. 859.

Approfondir avec l'assistant
Que change le paquet en cas d'aliment dangereux ?

La Suisse devient membre à part entière du système d'alerte rapide européen (RASFF). Ses autorités recevront l'alerte en même temps que les États membres. L'information du public reste du ressort de l'OSAV et des cantons Fiche Agriculture et aliments·p. 3 Message du Conseil fédéral·p. 862.

Approfondir avec l'assistant
Que change le paquet pour les contrôles ?

Les contrôles restent faits par les cantons. La Commission aura envers la Suisse les mêmes compétences d'audit qu'envers un État membre. Les pépiniéristes qui délivrent des passeports phytosanitaires seront contrôlés au moins une fois par an Message du Conseil fédéral·p. 839 Message du Conseil fédéral·p. 840 Message du Conseil fédéral·p. 928.

Approfondir avec l'assistant
La Suisse pourra-t-elle encore importer du bœuf aux hormones ?

Oui, mais à des conditions nouvelles. La viande doit être destinée à la consommation suisse et entrer par un poste frontalier suisse. Elle est vendue au détail, étiquetée et tracée, et la Suisse fait rapport chaque année à la Commission Protocole sécurité des aliments·art. 7 par. 1 let. c·p. 5.

Approfondir avec l'assistant
Que change l'étiquetage de l'origine de la viande ?

L'indication du pays de production reste obligatoire. Pour les produits de l'UE, la mention « UE » sera désormais acceptée à la place du pays précis Protocole sécurité des aliments·annexe I ch. 49·p. 41.

Approfondir avec l'assistant
Que change le paquet pour les OGM ?

La Suisse garde ses règles, y compris sur les nouvelles techniques génomiques. Elle doit accepter des traces fortuites sous 0,9 % et les aliments pour animaux issus d'OGM autorisés dans l'UE. Selon le Conseil fédéral, cela correspond déjà à la pratique Protocole sécurité des aliments·art. 7 par. 1 let. a·p. 4 Message du Conseil fédéral·p. 832 Message du Conseil fédéral·p. 859.

Approfondir avec l'assistant
Que se passe-t-il si la Suisse refuse une nouvelle règle alimentaire européenne ?

Le désaccord va d'abord au comité mixte, puis à un tribunal arbitral. Si la Suisse ne respecte pas sa décision, l'UE peut suspendre en partie des avantages : dans ce protocole, un autre accord du marché intérieur ou l'accord agricole. Ces mesures de compensation doivent être proportionnées Protocole sécurité des aliments·art. 20·p. 13 Protocole sécurité des aliments·art. 21·p. 14.

Approfondir avec l'assistant
Qu'est-ce qui reste suisse dans l'agriculture ?

Les droits de douane et les contingents, les paiements directs, la protection des appellations d'origine (AOP-IGP) et les allègements pour la vente à la ferme. Le paquet ne crée pas d'union douanière : la Suisse reste libre de ses accords de libre-échange Agriculture : amendement·art. 7 bis par. 4·p. 4 Message du Conseil fédéral·p. 556 FAQ officielle·p. 28 Message du Conseil fédéral·p. 856 Message du Conseil fédéral·p. 1005.

Approfondir avec l'assistant

Pour aller plus loin

  1. 1Et pour moi ?Ce qui change pour votre situation, accord par accord.
  2. 2Aide au voteDes questions portent sur ce thème. Quelques minutes.
  3. 3Poser une questionUne question précise ? Réponse tirée des textes, page citée.

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