Accord 05 sur 9 · Alimentation et santé
Alimentation et agriculture
La Suisse applique désormais les règles alimentaires, vétérinaires et phytosanitaires de l'UE, végétaux et pesticides compris, et accède au système d'alerte européen.
L'essentiel en 30 secondes
Ce qui change
- Un « espace commun de sécurité des aliments » : la Suisse applique le droit européen de toute la chaîne alimentaire. Cela inclut les denrées végétales et l'homologation des pesticides. Protocole sécurité des aliments·art. 2·p. 2Message du Conseil fédéral·ch. 2.12·p. 829
- Des règles techniques de la Commission européenne s'appliquent provisoirement en Suisse dès leur entrée en application dans l'UE, avant la décision formelle du comité mixte. Protocole sécurité des aliments·art. 15·p. 11
- La Suisse accède à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et devient membre à part entière du système d'alerte rapide européen sur les aliments (RASFF). Fiche Agriculture et aliments·p. 3Message du Conseil fédéral·p. 862
- Exceptions négociées : OGM, détention et transport des animaux en Suisse, étiquetages suisses (cage, gavage, méthodes douloureuses), fourrures cruelles, bœuf aux hormones sous conditions. Protocole sécurité des aliments·art. 7·p. 4
- Volet agricole : un différend pourra aller devant un tribunal arbitral, sans la Cour de justice de l'UE ; droits de douane et contingents sont exclus de l'arbitrage. Agriculture : amendement·art. 7 bis·p. 4
Bénéfices pour la Suisse
- Selon le Conseil fédéral, les autorités suisses reçoivent les alertes sur les aliments dangereux en même temps que les États membres. La FRC salue l'accès à l'EFSA et au RASFF. Fiche Agriculture et aliments·p. 3FRC, 31.10.2025
- Selon le Conseil fédéral, la CdC et 15 cantons, les entreprises n'auront plus à adapter recettes et emballages pour vendre dans l'UE. FAQ officielle·p. 29Message du Conseil fédéral·p. 827
- Les exceptions préservent les règles suisses sur les OGM, la protection des animaux et l'indication du pays de production. Le Conseil fédéral parle d'un résultat « dépassant l'objectif du mandat ». Protocole sécurité des aliments·art. 7·p. 4Fiche Agriculture et aliments·p. 1
- Nouveau : dans le volet agricole, un litige va devant un tribunal arbitral sans la CJUE. Une compensation n'y est possible qu'après une violation de l'accord agricole lui-même. Agriculture : amendement·art. 7 bis-7 ter·p. 4
- Fromarte, l'Association des petits paysans et l'Association suisse des AOP-IGP soutiennent le volet agricole. Résultats de la consultation·p. 64
Contraintes pour la Suisse
- La Suisse reprend les évolutions du droit alimentaire de l'UE sans les voter. Un refus passe par le comité mixte et l'arbitrage, et peut mener à des mesures de compensation. Protocole sécurité des aliments·art. 21·p. 14Message du Conseil fédéral·p. 836
- Pour appliquer des règles d'importation différentes envers les pays tiers, la Suisse devra négocier une dérogation avec l'UE. Message du Conseil fédéral·p. 958
- Coût : 10,5 à 12,3 millions de francs par an pour la Confédération et jusqu'à 24 postes. L'ensemble des cantons dénonce les frais supplémentaires à leur charge. Message du Conseil fédéral·p. 1001Message du Conseil fédéral·p. 1003Résultats de la consultation·p. 92
- L'Union suisse des paysans craint une perte de souveraineté dans les domaines transférés au protocole et demande un vote du peuple et des cantons. Résultats de la consultation·p. 64BauernZeitung, consulté le 14.10.2026
- La FRC, pourtant favorable, craint que la Suisse doive « adopter des règles peu favorables aux consommateurs sans réelle marge d'adaptation ». FRC, 31.10.2025
Au quotidienUn maraîcher qui attend un produit contre un nouveau ravageur dépendra d'une évaluation européenne commune, faite par un groupe de pays voisins (la « zone Centre »). La Suisse peut encore refuser un produit, et les émoluments de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) augmenteront.Certain Message du Conseil fédéral·p. 923 Message du Conseil fédéral·p. 924
Ce que le paquet coûte à la Suisse
- 10,50 à 12,30 millions de francs par anSécurité des aliments (budget de la Confédération) · 2028-2032 Message du Conseil fédéral·p. 1001
- jusqu'à 24 équivalents plein tempsPersonnel fédéral pour la sécurité des aliments · dès 2031 Message du Conseil fédéral·p. 1003
- environ 1 million de francs par anSanté des végétaux, à la charge de l'ensemble des cantons · dès l'application des nouvelles règles Message du Conseil fédéral·p. 931
L'essentiel du paquet
Reprise dynamique du droit de l'UE
Dans les accords du marché intérieur, la Suisse s'engage à reprendre « aussi rapidement que possible » les évolutions futures du droit de l'UE qui entrent dans leur champ.
La reprise dynamique, étape par étape : Reprise dynamique du droit de l'UELa Suisse ne vote pas ce droit
La Suisse n'est pas membre de l'UE : elle n'a ni siège ni voix au Conseil de l'UE, ni députés au Parlement européen, ni commissaire.
Qui adopte les règles reprises ? : La Suisse ne vote pas ce droitLitiges : comité mixte, tribunal arbitral, CJUE
Un différend est d'abord discuté au comité mixte ; sans solution après trois mois, chaque partie peut saisir un tribunal arbitral paritaire, où la Suisse et l'UE nomment chacune un arbitre.
Le règlement des différends : Litiges : comité mixte, tribunal arbitral, CJUE
Le détail
Le texte
L'accord agricole de 1999 est coupé en deux. Le protocole sur la sécurité des aliments fait partie du marché intérieur ; le volet agricole n'en fait pas partie.
Un espace commun de sécurité des aliments
Un nouveau protocole couvre toute la chaîne alimentaire : production, transformation, vente, aliments pour animaux, santé et bien-être des animaux, santé des végétaux, pesticides, étiquetage, contrôles1. Deux domaines entrent dans l'accord : les denrées d'origine non animale, comme le « chocolat au lait aux noix » cité par le Conseil fédéral, et l'homologation des pesticides2.
En échange, l'UE ne considère plus la Suisse comme un pays tiers dans ce domaine3. Les règles européennes intégrées s'appliquent directement en Suisse4.
Les règles techniques de la Commission, comparables à des ordonnances, s'appliquent même provisoirement, avant la décision formelle du comité mixte, l'organe commun Suisse-UE. Le but est d'avoir les mêmes règles en tout temps, par exemple pour un rappel de produit ou une épizootie5.
Reprise du droit, litiges et compensation
Le protocole passe à la reprise dynamique : la Suisse suit l'évolution du droit alimentaire de l'UE, selon ses procédures6. D'emblée, le paquet reprend 94 actes législatifs de l'UE, tous accords confondus7. Ces règles sont adoptées par les institutions de l'UE, où la Suisse ne vote pas : ni siège au Conseil de l'UE, ni députés européens. Ses experts sont consultés en amont8.
Si la Suisse refuse une reprise, le désaccord va d'abord au comité mixte, puis à un tribunal arbitral9. Si elle ne respecte pas la décision, l'UE peut prendre des mesures de compensation. Ce sont des suspensions partielles d'avantages, dans ce protocole, un autre accord du marché intérieur ou l'accord agricole. Elles doivent être proportionnées, sous le contrôle du tribunal arbitral10.
Le volet agricole est mieux protégé. Une compensation ne peut y viser l'agriculture qu'après une violation de l'accord agricole lui-même, protocole compris. Un litige sur un autre accord ne peut pas le toucher11.
Les exceptions
La Suisse n'a pas à reprendre le droit européen dans ces domaines12 :
- OGM, y compris les nouvelles techniques génomiques. Seules conditions : accepter des traces fortuites sous 0,9 % et les aliments pour animaux issus d'OGM autorisés dans l'UE13 ;
- animaux : détention des animaux de rente, transport sur le territoire suisse et interdiction du transit routier du bétail d'abattage14 ;
- étiquettes suisses sur les produits importés : œufs et lapins d'élevage en cage, gavage, méthodes douloureuses sans anesthésie, ainsi que l'interdiction des fourrures obtenues de manière cruelle15 ;
- bœuf aux hormones, toléré sous cinq conditions16.
L'indication du pays de production reste obligatoire ; pour les produits de l'UE, « UE » suffira17.
Contrôles et règles directement applicables
Les transports internationaux d'animaux et la mise à mort des animaux relèvent désormais directement des règlements européens18. La Commission dispose envers la Suisse des mêmes compétences d'audit qu'envers un État membre ; les contrôles dans les fermes restent faits par les cantons19. L'abattage sans étourdissement reste interdit et les allègements pour les petites quantités sont maintenus20.
Le volet agricole : un nouveau règlement des différends
Dans le volet agricole, la nouveauté est le règlement des différends. Un litige va d'abord au comité mixte de l'agriculture, puis, sans solution en trois mois, devant un tribunal arbitral, sans la Cour de justice de l'UE. Les droits de douane et les contingents sont exclus de cet arbitrage21. Les annexes sur les droits de douane, le fromage, le vin, le bio, les fruits et légumes et les AOP-IGP restent hors reprise dynamique22.
- 1Protocole sécurité des aliments, art. 2p. 2
- 2Message du Conseil fédéralp. 829
- 3Protocole sécurité des aliments, art. 6p. 4
- 4Protocole sécurité des aliments, art. 13p. 10
- 5Protocole sécurité des aliments, art. 15p. 11 Message du Conseil fédéralp. 835
- 6Protocole sécurité des aliments, art. 13p. 10
- 7Fiche Institutionsp. 3
- 8Message du Conseil fédéral, ch. 2.1.6.2.1p. 93
- 9Protocole sécurité des aliments, art. 20p. 13
- 10Protocole sécurité des aliments, art. 21p. 14
- 11Agriculture : amendement, art. 7 terp. 4 Fiche Institutionsp. 7
- 12Protocole sécurité des aliments, art. 7p. 4
- 13Message du Conseil fédéralp. 859
- 14Protocole sécurité des aliments, art. 7 par. 1 let. bp. 4
- 15Protocole sécurité des aliments, art. 7 par. 1 let. bp. 5
- 16Protocole sécurité des aliments, art. 7 par. 1 let. cp. 5
- 17Protocole sécurité des aliments, annexe I ch. 49p. 41
- 18Message du Conseil fédéralp. 844
- 19Message du Conseil fédéralp. 839 Message du Conseil fédéralp. 840
- 20Message du Conseil fédéralp. 845 Message du Conseil fédéralp. 856
- 21Agriculture : amendement, art. 7 bisp. 4 Message du Conseil fédéralp. 553
- 22Fiche Agriculture et alimentsp. 2 Message du Conseil fédéralp. 555
Avant / après
Sources du tableau :1.
- 1Message du Conseil fédéralp. 824 Message du Conseil fédéralp. 829 Message du Conseil fédéralp. 862 Message du Conseil fédéralp. 923 Message du Conseil fédéralp. 859 Message du Conseil fédéralp. 860 Protocole sécurité des aliments, art. 7p. 5 Message du Conseil fédéralp. 928 Agriculture : amendement, art. 7 bisp. 4
Au quotidien
Un boulanger de Saignelégier et ses additifs
Il pourra utiliser exactement les additifs autorisés dans l'UE, dans les mêmes quantités et au même moment : le décalage de la liste suisse disparaît. La liste suisse des arômes interdits est supprimée ; seuls comptent les arômes de la liste européenne1.
CertainUn éleveur lucernois qui exporte des porcelets
Pour un transport vers l'Allemagne, le règlement européen sur la protection des animaux pendant le transport s'appliquera directement. Les règles suisses correspondantes deviennent obsolètes2.
CertainUn maraîcher de Payerne face à un nouveau ravageur
Selon le Conseil fédéral, il pourra « accéder plus rapidement à des produits modernes et efficaces » grâce au système d'autorisation européen. La Suisse pourra refuser un produit qui menace ses eaux souterraines. En contrepartie, les émoluments de l'OSAV devront augmenter3.
Dépend de la mise en œuvreUn consommateur genevois et un produit rappelé
Si un aliment dangereux est signalé dans l'UE, les autorités suisses reçoivent l'alerte en même temps que celles des États membres. En 2013, la Suisse avait appris l'affaire des lasagnes au cheval par les médias. L'information du public reste du ressort de l'OSAV et des cantons4.
CertainUn boucher de Lugano et le bœuf aux hormones
Le bœuf d'outre-mer traité aux hormones qu'il vend devra désormais entrer par un poste frontalier suisse, être tracé et n'être vendu qu'au détail, avec étiquetage. La Suisse fera chaque année rapport à la Commission. La formule « vente directe aux consommateurs par les commerces de détail » semble exclure l'usage en restaurant ; l'OSAV ne l'a pas confirmé5.
ProbableUn pépiniériste thurgovien
S'il délivre des passeports phytosanitaires, il sera contrôlé au moins une fois par an, deux fois en cas d'organisme de quarantaine prioritaire. Une partie des coûts peut lui être facturée. Selon le Conseil fédéral, la plupart des exploitations agricoles ne verront pas plus de contrôles6.
Probable
- 1Message du Conseil fédéralp. 860
- 2Message du Conseil fédéralp. 844 Message du Conseil fédéralp. 846
- 3FAQ officiellep. 30 Message du Conseil fédéralp. 923 Message du Conseil fédéralp. 924
- 4Fiche Agriculture et alimentsp. 3 Message du Conseil fédéralp. 862
- 5Protocole sécurité des aliments, art. 7 par. 1 let. cp. 5
- 6Message du Conseil fédéralp. 928 Message du Conseil fédéralp. 932 FAQ officiellep. 31
Ce qui touche au fonctionnement suisse
Démocratie directe
Le Conseil fédéral soumet le protocole au référendum facultatif1. Pour chaque nouvelle règle européenne, la Suisse dispose de deux ans pour ses procédures, plus un an en cas de référendum2. Mais les règles techniques de la Commission s'appliquent avant la décision formelle3.Souveraineté
La Suisse ne vote pas les règles qu'elle reprend ; un refus passe par le comité mixte et l'arbitrage avant toute mesure de compensation4.Cantons
Les chimistes et vétérinaires cantonaux restent chargés des contrôles. Leurs décisions se fonderont parfois directement sur le droit européen, par exemple pour la mise à mort des animaux5. Les cantons auront environ 1 million de francs par an de travail en plus pour la santé des végétaux ; d'autres coûts sont « impossibles à estimer » pour l'heure6.Politique commerciale
Les règles sanitaires suisses d'importation suivront celles de l'UE, comme c'est déjà le cas pour les produits animaux7. Le paquet ne crée pas d'union douanière : la Suisse reste libre de conclure des accords de libre-échange, comme celui de l'AELE avec le Mercosur8.Coûts
La sécurité des aliments coûtera 10,5 à 12,3 millions de francs par an à la Confédération de 2028 à 2032, avec jusqu'à 24 postes9. La contribution annuelle à l'EFSA et aux systèmes d'information de l'UE est estimée à environ 8,6 millions de francs, à titre indicatif10. Pour tout le paquet, les dépenses supplémentaires de la Confédération sont « de l'ordre de 1,4 milliard de francs par an », atteintes en 203511.- 1Arrêté fédéral sécurité des aliments, art. 3p. 1 Message du Conseil fédéralp. 959
- 2Protocole sécurité des aliments, art. 14p. 11
- 3Protocole sécurité des aliments, art. 15p. 11
- 4Message du Conseil fédéral, ch. 2.1.6.2.1p. 93 Protocole sécurité des aliments, art. 20-21p. 13
- 5Message du Conseil fédéralp. 845
- 6Message du Conseil fédéralp. 931 Message du Conseil fédéralp. 953
- 7Message du Conseil fédéralp. 939 Message du Conseil fédéralp. 958
- 8Message du Conseil fédéralp. 1005
- 9Message du Conseil fédéralp. 1001 Message du Conseil fédéralp. 1003
- 10Message du Conseil fédéralp. 956
- 11Message du Conseil fédéral, ch. 3.1.1p. 999
Pour et contre
Chaque position est attribuée à qui la porte et reliée aux textes. Les deux colonnes ont le même poids.
Arguments des partisans
- Conseil fédéral
meilleure protection des consommateurs, accès facilité au marché européen, standards suisses préservés, politique agricole intacte1.
- CdC et 15 cantons
saluent l'extension aux denrées végétales, l'accès à l'EFSA et le système commun d'autorisation des pesticides ; aucun canton ne rejette le protocole2.
- Le Centre, PLR, Verts, PVL, PS
favorables au protocole3.
- Association des communes, Union des villes, SAB, economiesuisse, Union patronale, Association suisse des banquiers
favorables4.
- FRC
favorable avec réserves ; elle salue l'accès à l'EFSA et au RASFF et le maintien des exceptions suisses5.
- Fromarte, Association des petits paysans, Association suisse des AOP-IGP
soutiennent le volet agricole6.
Arguments des opposants
- UDC
rejette le protocole et le volet agricole, au nom de la souveraineté et de la sécurité alimentaire7. Au Conseil des États, Hannes Germann (UDC) a déclaré : « Wir haben keinen eigenen politischen Spielraum mehr » (« Nous n'avons plus de marge de manœuvre politique propre »)8.
- Union suisse des paysans (USP)
sans position claire en consultation ; elle craint une perte de souveraineté, critique les coûts et la hausse des contrôles phytosanitaires9. Elle demande un vote du peuple et des cantons10.
- USAM
rejette le protocole et s'oppose à la mention « UE » à la place du pays de production11.
- Schwytz, Obwald, Thurgovie, Nidwald
réserves sur la reprise dynamique, crainte que les PME s'y perdent ou d'un « nivellement par le bas »12.
Réserves exprimées par des partisans :
- PS
critique l'exception sur le bœuf aux hormones13.
- FRC
craint des règles « peu favorables aux consommateurs sans réelle marge d'adaptation »14.
- 1Fiche Agriculture et alimentsp. 2 Message du Conseil fédéralp. 957
- 2Message du Conseil fédéralp. 826
- 3Message du Conseil fédéralp. 827
- 4Message du Conseil fédéralp. 827
- 5FRC, 31.10.2025 Source
- 6Résultats de la consultationp. 64
- 7Message du Conseil fédéralp. 550 Message du Conseil fédéralp. 827
- 8foodaktuell, 01.10.2026 Source
- 9Résultats de la consultationp. 64 Message du Conseil fédéralp. 827
- 10BauernZeitung, consulté le 14.10.2026 Source
- 11Message du Conseil fédéralp. 827 Résultats de la consultationp. 93
- 12Message du Conseil fédéralp. 827
- 13Résultats de la consultationp. 90
- 14FRC, 31.10.2025 Source
Points incertains
- Bœuf aux hormones en restaurant : le texte semble l'exclure, sans confirmation officielle Protocole sécurité des aliments·art. 7 par. 1 let. c·p. 5.
- Mention « UE » au lieu du pays précis : son effet concret pour le consommateur n'est pas établi Protocole sécurité des aliments·annexe I ch. 49·p. 41.
- Origine des ingrédients et Swissness : le Message ne dit pas comment les règles européennes sur l'ingrédient principal s'articulent avec les règles suisses de provenance.
- Évolution future du droit européen : un assouplissement sur les nouvelles techniques génomiques resterait sans effet en Suisse. D'autres changements (hygiène, étiquetage, pesticides) seront à reprendre ou à refuser, avec le risque d'un arbitrage puis de mesures de compensation Message du Conseil fédéral·p. 859 Message du Conseil fédéral·p. 836.
- Produits du Mercosur réexpédiés depuis l'UE : sans union douanière, ils devraient payer les droits suisses ; les règles d'origine n'ont pas été analysées dans les sources officielles.
- Coûts cantonaux : en partie impossibles à estimer Message du Conseil fédéral·p. 953.
Sources
- Message du Conseil fédéral du 13.03.2026, ch. 2.7 (volet agricole) et 2.12 (sécurité des aliments) Message du Conseil fédéral·ch. 2.7·p. 547 Message du Conseil fédéral·ch. 2.12·p. 822
- Fiches d'information Agriculture et sécurité des aliments Fiche Agriculture et aliments·p. 1 et Éléments institutionnels Fiche Institutions·p. 1
- Protocole d'amendement de l'accord agricole Agriculture : amendement·p. 1 et protocole sur la sécurité des aliments Protocole sécurité des aliments·p. 1
- Arrêté fédéral sur la sécurité des aliments Arrêté fédéral sécurité des aliments·p. 1
- Questions fréquentes FAQ officielle·p. 28, rapport sur la consultation Résultats de la consultation·p. 63, aperçu des actes européens repris Liste des actes UE repris·p. 3
- FRC FRC, 31.10.2025 ; ATS ATS sur parlament.ch, 01.10.2026 ; foodaktuell foodaktuell, 01.10.2026
Documents officiels de ce thème, dans leur version français quand elle existe.
- Fiche Agriculture et alimentsFiche d'information : Accord agricole et sécurité des aliments13 mars 2026 · PDF, 3 pages
- Message du Conseil fédéralMessage sur le paquet «stabilisation et développement des relations Suisse-UE (Bilatérales III)»13 mars 2026 · PDF, 1087 pages
- FAQ officielleCatalogue de questions FAQ13 mars 2026 · PDF, 43 pages
- Résultats de la consultationRapport sur les résultats de la consultation13 mars 2026 · PDF, 129 pages
- Agriculture : amendementProtocole d'amendement de l'accord entre la Confédération suisse et la Communauté européenne relatif aux échanges de produits agricoles13 mars 2026 · PDF, 22 pages
- Protocole sécurité des alimentsProtocole à l'accord entre la Confédération suisse et la Communauté européenne relatif aux échanges de produits agricoles établissant un espace commun de sécurité des aliments13 mars 2026 · PDF, 67 pages
- Arrêté fédéral sécurité des alimentsArrêté fédéral développement sécurité des aliments13 mars 2026 · PDF, 61 pages
- Liste des actes UE reprisAperçu des actes législatifs de l'UE du paquet Suisse-UE13 mars 2026 · PDF, 19 pages
Questions fréquentes
Les additifs autorisés vont-ils changer ?
Oui. La Suisse appliquera exactement la liste européenne des additifs, avec le même calendrier : le décalage de la liste suisse disparaît. La liste suisse des arômes interdits est supprimée Message du Conseil fédéral·p. 860.
Approfondir avec l'assistantComment un pesticide sera-t-il autorisé ?
La demande sera évaluée en commun par un groupe de pays voisins, la « zone Centre », que la Suisse rejoint. La Suisse peut encore refuser un produit, par exemple pour protéger ses eaux souterraines. Les émoluments de l'OSAV augmenteront Message du Conseil fédéral·p. 923 Message du Conseil fédéral·p. 924.
Approfondir avec l'assistantQui autorisera les nouveaux aliments ?
La Commission européenne uniquement. Aujourd'hui, l'OSAV délivre ses propres autorisations et reconnaît déjà celles de la Commission Message du Conseil fédéral·p. 859.
Approfondir avec l'assistantQue change le paquet en cas d'aliment dangereux ?
La Suisse devient membre à part entière du système d'alerte rapide européen (RASFF). Ses autorités recevront l'alerte en même temps que les États membres. L'information du public reste du ressort de l'OSAV et des cantons Fiche Agriculture et aliments·p. 3 Message du Conseil fédéral·p. 862.
Approfondir avec l'assistantQue change le paquet pour les contrôles ?
Les contrôles restent faits par les cantons. La Commission aura envers la Suisse les mêmes compétences d'audit qu'envers un État membre. Les pépiniéristes qui délivrent des passeports phytosanitaires seront contrôlés au moins une fois par an Message du Conseil fédéral·p. 839 Message du Conseil fédéral·p. 840 Message du Conseil fédéral·p. 928.
Approfondir avec l'assistantLa Suisse pourra-t-elle encore importer du bœuf aux hormones ?
Oui, mais à des conditions nouvelles. La viande doit être destinée à la consommation suisse et entrer par un poste frontalier suisse. Elle est vendue au détail, étiquetée et tracée, et la Suisse fait rapport chaque année à la Commission Protocole sécurité des aliments·art. 7 par. 1 let. c·p. 5.
Approfondir avec l'assistantQue change l'étiquetage de l'origine de la viande ?
L'indication du pays de production reste obligatoire. Pour les produits de l'UE, la mention « UE » sera désormais acceptée à la place du pays précis Protocole sécurité des aliments·annexe I ch. 49·p. 41.
Approfondir avec l'assistantQue change le paquet pour les OGM ?
La Suisse garde ses règles, y compris sur les nouvelles techniques génomiques. Elle doit accepter des traces fortuites sous 0,9 % et les aliments pour animaux issus d'OGM autorisés dans l'UE. Selon le Conseil fédéral, cela correspond déjà à la pratique Protocole sécurité des aliments·art. 7 par. 1 let. a·p. 4 Message du Conseil fédéral·p. 832 Message du Conseil fédéral·p. 859.
Approfondir avec l'assistantQue se passe-t-il si la Suisse refuse une nouvelle règle alimentaire européenne ?
Le désaccord va d'abord au comité mixte, puis à un tribunal arbitral. Si la Suisse ne respecte pas sa décision, l'UE peut suspendre en partie des avantages : dans ce protocole, un autre accord du marché intérieur ou l'accord agricole. Ces mesures de compensation doivent être proportionnées Protocole sécurité des aliments·art. 20·p. 13 Protocole sécurité des aliments·art. 21·p. 14.
Approfondir avec l'assistantQu'est-ce qui reste suisse dans l'agriculture ?
Les droits de douane et les contingents, les paiements directs, la protection des appellations d'origine (AOP-IGP) et les allègements pour la vente à la ferme. Le paquet ne crée pas d'union douanière : la Suisse reste libre de ses accords de libre-échange Agriculture : amendement·art. 7 bis par. 4·p. 4 Message du Conseil fédéral·p. 556 FAQ officielle·p. 28 Message du Conseil fédéral·p. 856 Message du Conseil fédéral·p. 1005.
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